vendredi 29 mai 2020

Mayotte moins touchée par la baisse d’activité… mais pas par le chômage

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chomage apres crise
La baisse de l’activité due aux mesures du confinement atteint 18% à Mayotte, soit deux fois moins qu’au niveau national. Mais avec un taux de chômage qui restait à 30% en début d’année, le 101ème département et ses demandeurs d’emploi risquent bien d’en sentir les effets sur le plus long terme.

Quatre. C’est le nombre de salariés du Caribou Hôtel dont le contrat est arrivé à terme pendant le confinement et qui n’ont pas été renouvelés. Certes, c’est peu face aux quelques 22.500 chômeurs à Mayotte au sens du Bureau international du travail (BIT), au second trimestre 2019. Avec 30% de taux de chômage, le 101ème département continuait, au début de l’année, de défier les statistiques nationales. Or, la crise liée aux mesures de confinement pour prévenir la propagation du coronavirus ne risque pas d’arranger les choses. “La personne qui ose vous dire qu’elle compte garder ses CDD, c’est Pinocchio ! Non, c’est malheureux, mais les entreprises aujourd’hui ne peuvent pas se permettre de refaire des contrats, alors que nous n’avons pas de visibilité à deux jours”, grince Bruno Garcia, le gérant de l’hôtel bien connu de la place Mariage.

Pourtant, une note de l’Insee publiée le 7 mai dernier aurait pu rassurer sur l’impact économique immédiat de la crise du Covid-19 à Mayotte. D’après l’institut statistique, la chute de l’activité sur l’île a été limitée à 18%, contre 33% au niveau national. Une “bonne” nouvelle, qui s’explique surtout par la place de l’emploi public dans les administrations, encore prépondérant à ce jour. “Le fait que le secteur public soit aussi important n’est pas une bonne chose en soi, cela signifie surtout que le secteur privé, lui, est encore peu développé”, tempère Jamel Mekkaoui, le chef de service Insee à Mayotte. Le secteur public, plutôt épargné en temps de crise, brouille donc un peu les chiffres. Alors qu’en se concentrant sur le secteur marchand, les conséquences de la crise dans notre bout de pays rejoint la situation nationale. Ainsi, deux secteurs très porteurs subissent de plein fouet la crise : le bâtiment, qui représente à lui seul un quart de la chute d’activité, et le commerce non-alimentaire.

Chômage partiel et contrats courts

Pour évaluer l’impact de cette baisse d’activité sur l’emploi, et donc sur le nombre de chômeurs à terme, c’est une autre paire de manche. “Il y a la conséquence à court terme, que l’on peut mesurer avec le recours au chômage partiel, et les conséquences à moyen et long terme, qui dépendront de la reprise de l’activité”, poursuit Jamel Mekkaoui. Or, ce sont déjà 12.500 salariés qui ont été placés sous ce dispositif… Mais il n’est pas certain qu’ils puissent tous rester en poste longtemps après la crise. “Ces chiffres ne représentent pas vraiment la réalité car des personnes peuvent avoir vu leur contrat se terminer sans qu’on leur propose de renouvellement à cause de la crise”, précise le responsable. Et si l’on se base sur les chiffres de l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale),

publiés dans une étude de la Dieccte en mai 2019, sur l’ensemble du marché du travail, les CDD représentaient 72% des embauches en 2017. Le gérant du Caribou Hôtel pourrait bien ne pas être le seul à avoir renoncé à renouveler ces contrats.

Pour déterminer l’impact à long terme, il faudra néanmoins attendre les résultats de l’enquête en cours de l’Insee, qui permettra d’analyser l’évolution du taux de chômage rétrospectivement. Côté BTP, secteur porteur pour l’île, on sauve en tout cas les meubles, pour l’instant. “Nous avons pu maintenir l’emploi grâce à l’activité partielle”, assure Julian Champiat, le président de la FMBTP, la Fédération mahoraise du bâtiment et travaux publics. “Aujourd’hui, grâce au guide de bonnes pratiques sur les chantiers, environ 40% de nos entreprises ont pu reprendre de l’activité, avec 50% d’efficience”. Mais même si aucun adhérent n’a pour l’instant évoqué de licenciements, “il faut revenir vite à 80% d’efficience pour éviter que des salariés ou des intérimaires souffrent de la crise”, développe-t-il.

Baisse des inscriptions à Pôle Emploi

Jean-Christophe Baklouti, le directeur régional de Pôle Emploi à Mayotte, partage son analyse : “Certes, le BTP, par exemple, a pas mal souffert de la crise, mais on peut espérer que le chômage partiel a bien fonctionné”. Pour l’instant, d’ailleurs, le nombre d’inscriptions à Pôle Emploi a plutôt chuté ces dernières semaines, à l’en croire. Une situation qui s’explique avant tout par la fermeture des agences sur l’île, qui ne réouvriront qu’une semaine minimum après la date officielle du déconfinement (l’accueil se fera uniquement sur rendez-vous). “Nos services sont dématérialisés, or le taux de pénétration d’Internet dans les foyers mahorais est d’à peine 35%”, analyse-t-il. “On s’attend donc à une hausse des inscriptions après le confinement, auxquelles s’ajouteront peut-être les inscriptions liées à l’impact économique : fermetures d’entreprises, plan de licenciement, etc.”. S’il faudra attendre quelques mois pour tirer des conclusions pour le chômage, un autre indicateur peut toutefois illustrer la tendance sur le marché du travail : “nous avons constaté que bon nombre d’offres d’emploi qui avaient été déposées avant le confinement ont depuis été retirées par les recruteurs”, signale Jean-Christophe Baklouti.

mercredi 22 avril 2020

La dengue a déjà fait 12 morts à Mayotte

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Si l’épidémie de COVID-19  retient  toute l’attention à cause de son étendue internationale, une autre épidémie, la dengue sévit actuellement à Mayotte. Depuis début mars, on enregistre une hausse significative de formes graves et plusieurs décès imputés à cette maladie.

Depuis le début de l’année au 20 avril 2020,

    on déplore déja 12 décès dont 5 à domicile sur les 3 163 cas de dengue confirmés et diagnostiqués dans le département ;
    292 patients ont nécessité une hospitalisation, 19 patients ont été admis en réanimation et 60 % des hospitalisations ont été recensées en maternité ;

Mais l’ARS note aussi que de nombreuses personnes ont renoncé à consulter leur médecin. De nombreuses autres n’ont pu bénéficier de tests pendant cette période, alors même qu’elles présentaient des symptômes typiques de la dengue. Le nombre des personnes réellement atteintes - dans tous les villages, sans différenciation d’âge, de profession ou de milieux de vie - est donc très largement supérieur aux cas biologiquement prouvés.

Et pour lutter contre la progression du nombre de personnes touchées par la dengue, Les agents de la lutte anti-vectorielle de l’ARS intensifient leurs interventions autour des quartiers les plus touchés.

L’ARS recommande l’application des bons gestes pour se protéger des piqûres de moustiques !

    Utilisez des répulsifs et des moustiquaires pour vous protéger des piqûres, et continuez à vous protéger même malade pour que les moustiques ne contaminent pas votre entourage.
    Videz les poches d’eau stagnante autour de votre habitation et couvrez les réserves d’eau.
    Ramassez les déchets autour de la maison, jetez les dans une poubelle et couvrez les pneus.
    En cas d’apparition de symptômes (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête, grande fatigue), prenez du paracétamol, surveillez votre température et continuez de vous protéger des piqûres de moustiques (moustiquaires et répulsifs) pour éviter de contaminer votre entourage. 

Mayotte 15 nouveaux cas confirmés, 326 cas au total

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326 cas. Un chiffre en constante progression. Une hausse qui s’explique en partie par le changement de stratégie de l’ars qui réalise davantage de tests de dépistage, au cas par cas, en fonction de la situation, auprès de l’entourage direct des cas confirmés.

326 cas ce mercredi 22 avril . 20 personnes sont hospitalisées dont 4 en réanimation. Mayotte compte 4 décès lié au Covid-19 depuis le début de l'épidémie.
 Depuis l’introduction du virus à Mayotte, plus de 2100 tests ont été réalisés par le laboratoire du CHM.
Des clusters anciens maîtrisés, de nouvelles zones de circulation apparaissent
Près de la moitié des cas confirmés sont considérés comme guéris (absence de fièvre et d’essoufflement depuis au moins 48h, à partir du 8eme jour de début des symptômes) et ne peuvent donc plus transmettre la maladie.
Certains des clusters (regroupement de cas) identifiés et suivis régulièrement par les équipes de Santé Publique France et de l’ARS, sont aujourd’hui considérés comme « éteints ». Un nombre important de cas avait retenu l’attention au CHM. La plupart d’entre eux sont aujourd’hui guéris. Grâce à un travail méticuleux conduit au CHM, le secteur médical compte très peu de nouveaux cas.
Chaque jour, les équipes de contact tracing (qui identifient patiemment les contacts des cas positifs, graves ou non) suivent la piste d’éventuelles nouvelles zones de circulation (clusters) du virus. Les équipes mobiles de l’ARS composées de médecins et d’infirmiers (parlant français et shimaoré) complètent ce travail, au contact des personnes covid + et de leur famille. Elles apportent les explications et les équipements nécessaires, réexpliquent l’importance de l’isolement des malades et du respect des gestes barrière. Des tests de dépistage peuvent, éventuellement, être proposés à la famille proche et au voisinage dans certaines situations.

mardi 21 avril 2020

Coronavirus: Mayotte 27 cas supplémentaires en 24h. 311 cas au total

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Mayotte enregistre ce mardi la plus forte progression depuis le début de la crise. Plus de 27 cas supplémentaires. direct des cas confirmés. Au fil des résultats, l’ARS constate que la plupart des patients positifs ne présentent pas ou peu de signes cliniques.

Depuis l’introduction du virus à Mayotte, plus de 2000 tests ont été réalisés par le laboratoire du CHM. De nombreux cas asymptomatiques comme annoncé hier, dans un souci de contrôler la diffusion du virus, l’ARS réalise davantage de tests de dépistage, au cas par cas, en fonction de la situation, auprès de l’entourage direct des cas confirmés.

Au fil des résultats, l’ARS constate que la plupart des patients positifs ne présentent pas ou peu de signes cliniques. Il faut donc être très vigilant car, comme l’indiquent les scientifiques, même en l’absence de signes, vous pouvez être porteur du virus. Plus que jamais le respect des mesures barrières, la distanciation physique d’un mètre minimum (2 pas entre 2 personnes), la réduction des contacts (famille, amis, collègues) et les mesures de confinement doivent être maintenues avec le même engagement sur l’ensemble du territoire.

lundi 20 avril 2020

Mayotte 13 nouveaux cas de COVID-19 ont été identifiés, portant à 284 le nombre total de cas.

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Les habitants de Mayotte peuvent compter sur l'ouverture d’un centre d’hébergement pour se protéger et protéger son entourage.

Dans le cadre de la préparation de Mayotte à une éventuelle aggravation de l’épidémie sur l’île, un centre d’hébergement pour des personnes touchées par le coronavirus CoVid-19, et qui ne nécessiteraient pas de soins médicaux particuliers, a ouvert la semaine passée de manière préventive à Dembeni.

D’une capacité de 80 places et installé dans l’Internat de Tsararano, le centre permet d’accueillir dans de bonnes conditions, après recommandation médicale et avec l’accord du patient :

    les personnes dont le domicile ne permettrait pas un isolement satisfaisant (pièce partagée, présence de personnes fragiles).
    les personnes à la santé fragile.
    les personnes en situation de grande précarité.

Un suivi infirmier sera assuré quotidiennement auprès de chaque patient, en lien direct avec le CHM en cas de besoin. Une fois guéri, le patient se verra naturellement proposer par le corps médical de rentrer à son domicile. Cette initiative partenariale associant l’Agence Régionale de Santé, le Rectorat et la Préfecture de Mayotte complète le dispositif sanitaire mis en place pour freiner le développement de l’épidémie et accompagner les patients dans les meilleures conditions.

Depuis l’introduction du virus à Mayotte, près de 2000 tests ont été pratiqués par le laboratoire du CHM. Ces derniers jours, l’augmentation du nombre de cas confirmés est en lien avec un nombre plus important de dépistage. En effet, dans un souci de contrôler la diffusion du virus, des tests de dépistage sont à présent réalisés, au cas par cas, en fonction de la situation, auprès de l’entourage direct des cas confirmés. A cette occasion, les équipes de suivi leur rappellent l’importance du respect d’un isolement strict, de la surveillance quotidienne de leur état de santé (avec prise de température) et d’appeler immédiatement le 15 en cas d’apparition de symptômes.

dimanche 19 avril 2020

Mayotte 17 nouveaux cas de COVID-19 ont été identifiés, portant désormais à 271 le nombre total de cas.

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Le nombre de cas ne cesse d’augmenter ces deniers jours. La majorité de ces nouveaux cas sont des personnes qui faisaient partie de l’entourage direct de précédents cas confirmés.

Depuis l’introduction du virus à Mayotte, plus de 1850 tests ont été pratiqués par le laboratoire du CHM. 

L’ARS enregistre ce jour 17 nouveaux cas positifs.
Parmi ces personnes, 9 avaient été prélevées le 17 avril, 8 l’ont été le 18 avril.
La majorité de ces derniers cas sont des personnes qui faisaient partie de l’entourage direct de précédents cas confirmés.

L’ARS poursuit par conséquent la stratégie appliquée en stade 2 de l’épidémie, qui permet jusqu’ici de circonscrire la progression du virus en identifiant le plus rapidement possible les cas contacts des personnes infectées. 

Coronavirus:Annick Girardin et Christelle Dubos annoncent un dispositif de soutien aux familles des départements et régions d’outre-mer

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La crise épidémique que traverse l’ensemble des territoires français a un impact très important sur le quotidien de nombreuses familles notamment à Mayotte. Cette situation fait peser sur le budget parfois très contraint des familles un poids supplémentaire difficile à supporter.

Les mesures de confinement et la fermeture des établissements scolaires ne permettent plus aux enfants d’accéder à la cantine et de bénéficier de tarifs adaptés à leurs besoins. Cette situation fait peser sur le budget parfois très contraint des familles un poids supplémentaire difficile à supporter.

Afin de leur apporter un soutien financier, Annick Girardin, ministre des outre-mer, et Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités et de la santé, ont décidé la mise en place d’un dispositif de soutien aux familles des départements et régions d’outre-mer.

Pendant toute la période de la crise sanitaire et tant que les établissements scolaires resteront fermés, la prestation d’aide à la restauration scolaire versée par les Caisses d’allocations familiales (CAF) aux établissements pour contribuer aux frais de cantines sera versée directement aux familles ultramarines éligibles à l'allocation de rentrée scolaire, soit sous forme d’une aide financière, soit sous la forme d’une aide alimentaire directe. Les CAF de Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique et Mayotte auront en charge la mise en place de cette aide directe qui sera versée dans les prochains jours.

Chaque mois, la prestation d’aide à la restauration scolaire vient aider les familles des départements et régions d’outre-mer les plus en difficulté à accéder à la cantine pour leurs enfants à hauteur de 10 millions d’euros. Cette aide concerne 349 000 enfants et jeunes ultramarins scolarisés en école maternelle et primaire, collège et lycée.

Par ailleurs, le Gouvernement a annoncé le versement le 15 mai prochain d’une aide exceptionnelle de solidarité à destination des foyers en difficultés, et plus particulièrement des familles. Cette aide sera de 150€ pour un foyer percevant le RSA ou l’allocation de solidarité spécifique (ASS) à laquelle s’ajoute 100€ par enfant à charge. Par ailleurs, l’ensemble des familles bénéficiant des aides au logement (APL) bénéficiera d’une aide de 100€ par enfant à charge.

Mayotte enregistre un 4ème décès lié au COVID-19

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Depuis l’introduction du virus à Mayotte, plus de 1700 tests ont été réalisés par le laboratoire du CHM.

Equipes mobiles sur le terrain auprès des cas positifs à domicile

Depuis plusieurs jours, des équipes mobiles de l’ARS composées de médecins et d’infirmiers (français et shimaoré) se déplacent au domicile des patients COVID + dont l’état de santé est stable et qui ne nécessite pas d’hospitalisation.

Leurs missions consistent à :

    Vérifier l’état de santé du patient et lui rappeler les gestes barrières à adopter strictement pendant toute la durée de la contagion (porter un masque,
    ne pas partager le lit avec une autre personne,
    se laver les mains régulièrement à l’eau et au savon,
    tousser dans son coude et surtout s’auto surveiller et appeler le 15 en cas d’aggravations des signes (essoufflements)
    S’assurer que le milieu de vie du patient est propice à un isolement strict
    Interroger l’entourage sur les conditions et les habitudes de vie.
    Des tests de dépistage pourront, éventuellement, être proposés à la famille proche et au voisinage, dans certaines situations.

Le porte-hélicoptères Mistral effectue sa deuxième rotation à Mayotte avec du matériel médical

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Dans le cadre de l’opération résilience le porte-hélicoptère Mistral est arrivé à Mayotte ce jeudi pour une deuxième livraison de produits de première nécessité.

Le 04 Avril 2020, il avait débarqué 34 véhicules et 66 militaires qui participent depuis deux semaines à la logistique relative à la distribution des colis alimentaires dans les communes et plus récemment aux contrôles sur les routes pour le respect des mesures de confinement.

Ce jeudi le bateau est arrivé au port de Longoni avec près de 400 tonnes et de produits de première nécessité et de matériels médicaux, notamment des masques et du gel hydroalcoolique. Du fret embarqué à la Réunion. Les opérations de déchargement s’effectuent toute la soirée au port de Longoni.

Les frontières maritimes de Mayotte sont mieux surveillées

Groupe RM INVEST
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Des kwassas sont renvoyés vers leur pays d’origine, principalement à Anjouan dans l'Union des Comores. Un bouclier maritime est déployé pour éviter l’arrivée de personnes contaminées par le Corona virus.

L’information est passée presque inaperçue : des embarcations transportant des passagers clandestins ont été refoulées vers leurs lieux de départ par les forces de l’ordre au large des côtes mahoraises. La surveillance s'est accrue avec selon toute vraisemblance la participation d'un patrouilleur de la Marine Nationale, dans les jours à venir.

Dans un premier temps, il avait même été décidé d'interrompre toutes les activités économiques dans et en dehors du lagon pour faciliter le travail des forces de l'ordre, avant que les pêcheurs professionnels mahorais n'obtiennent de pouvoir maintenir leurs sorties.

C’est une grande nouveauté puisque les images les plus fréquentes à Mayotte sont celles montrant des personnes recueillies et embarquées dans les intercepteurs et leurs kwassas remorqués jusqu'à Dzaoudzi.
S'agit-il d'une nouvelle étape dans la lutte contre l’immigration clandestine par la mer ou bien la pratique en cours s’arrêtera à la fin de la pandémie du Covid 19 ?

Depuis des années, les responsables politiques de Mayotte demandaient le déploiement de tels moyens, sans succès.
Le moment venu, il va falloir faire les comptes et comparer les coûts :  continuer les refoulements des kwassas depuis le large de l’île au lagon et maintenir une force de dissuasion revient-il plus cher que la politique qui était en vigueur avant la crise du Covid 19.

Il faudra cependant prendre en compte une donnée très importante que la France ne peut pas maîtriser. Le gouvernement comorien a, lui aussi, mis en place une politique de lutte contre les échanges hors contrôle entre les îles, dont les départs de kwassas vers Mayotte à partir des plages anjouanaises.

En tous les cas les mahorais auront vu que l’Etat a les moyens de mettre en oeuvre une politique plus efficace de lutte contre l’immigration clandestine entre l’Union des Comores et le département de Mayotte.

samedi 11 avril 2020

Air Austral fait le point sur le transport du fret à Mayotte


Dans le cadre du pont aérien mis en place par le gouvernement Air Austral a déjà transporté près de 25 tonnes de fret vers Mayotte. 3 autres rotations sont prévues les 12, 16 et 19 avril prochains en Boeing 787-8.

Dès l’annonce de la décision du gouvernement français de suspendre les vols commerciaux entre La Réunion et Mayotte dans le cadre de la crise épidémique du CoVid-19, Air Austral s’est mobilisée aux côtés des autorités pour permettre en cas de besoins, l’approvisionnement de l’île de Mayotte en produits sanitaires et alimentaires, le transfert de personnels de santé, mais également l’organisation d’évacuations sanitaires. 

A la demande du Ministère des Outre-Mers et dans le cadre du pont aérien mis en place en substitution des vols commerciaux jusqu’alors suspendus, Air Austral, sous contrat d’affrètement,  est chargée d’assurer à cet effet depuis le 3 avril, deux rotations par semaine entre La Réunion et Mayotte.

Trois rotations ont depuis été effectuées au moyen de son Boeing 787-8 et auront permis, grâce à l’investissement sans faille et à la mobilisation des équipes du fret de la compagnie, le transport de près de 25 tonnes de fret, permettant d’approvisionner Mayotte, entre autres en matériel médical ou de prévention, en produits pharmaceutiques ou encore sanguins, mais aussi en denrées alimentaires avec le transport de produits frais. 

Air Austral tient à rappeler que les priorités d’import fret, ainsi que la liste dérogatoire des personnes autorisées à embarquer dans les vols programmés par la compagnie (personnel soignants, militaires…) sont exclusivement définies par le gouvernement.

Elle effectuera trois prochaines rotations les 12, 16 et 19 avril 2020.

Mayotte enregistre un 3ème décès lié au COVID-19


Ce troisième décès lié au COVID-19 intervient au lendemain des recommandations du conseil scientifique qui demande des mesures spécifiques pour Mayotte dans la lutte contre la propagation du virus.

Il s’agit donc d’une personne âgée originaire de Kani qui souffrait également d’une maladie chronique. Cela fait une semaine qu’il était hospitalisé.

Situation sanitaire

    Un 3 ème décès est à déplorer ce jour. Il concerne un patient âgé.
    196 cas confirmés de Covid-19 à Mayotte dont 41 professionnels de santé.
    20 patients sont actuellement hospitalisés au CHM dont 3 dans le service de réanimation.
    59 patients sont officiellement guéris (absence de fièvre et d’essoufflement depuis au moins 48h, à partir du 8 eme jour de début des symptômes).
    Depuis l’introduction du virus à Mayotte, plus de 1350 tests ont été réalisés par le laboratoire du CHM.

vendredi 3 avril 2020

Coronavirus:Le député Mansour Kamardine testé positif au COVID-19


Admis à l’hôpital vendredi après-midi , Mansour Kamardine a lui-même communiqué sur sa situation. Il est positif au COVID-19 . 

C’est l’un des élus les plus virulents pour demander plus de moyen dans la lutte contre la propagation du virus à Mayotte. Le député Kamardine à coup de courriers n’a eu de cesse d’interpeller les autorités sur la vulnérabilité de Mayotte face à cette crise sanitaire. Il avait même parlé d’hécatombe annoncée si des mesures fortes n’étaient pas prises pour faire barrage à la propagation du Coronavirus. Il avait notamment réclamé la fermeture de l’aéroport ou encore la venue d’un bateau avec des équipements sanitaires pour augmenter la capacité d’accueil en réanimation à Mayotte. 

 Mansour Kamardine est la première personnalité de premier plan à Mayotte touchée par le coronavirus. Il l'a lui-même annoncé  sur sa page Facebook.  «  Chers amis, malgré une observance stricte du confinement depuis plus de 2 semaines, à l’exception d’une réunion institutionnelle et 7 jours après l’apparition de symptômes grippaux, des signes de détresse respiratoire se manifestant, à la demande des médecins, j’ai été testé au Covid puis placé en observation hier soir par les remarquables équipes du CHM. Il s’agit d’une contamination locale.
Aujourd’hui, encore plus qu’hier, je souhaite la généralisation des tests pour qu’un suivi personnalisé quotidien soit mis en place, ce qui évitera d’en arriver à l’hospitalisation de trop nombreuses personnes.
En espérant sortir dès demain de l’hôpital et me remettre sur pied à 100% en quelques jours... »

mercredi 1 avril 2020

Coronavirus: Mayotte la situation se dégrade, dans l’attente du PHA Mistral


Alors que la situation sanitaire se dégrade à Mayotte, le porte-hélicoptères amphibie Mistral serait aux Maldives, si l’on en croit la ministre de l’Outre-Mer Annick Girardin.

Il s’agit en réalité d’une erreur : le Mistral a quitté Mahé, la capitale des Seychelles vendredi 27 et il est au nord actuellement au nord de Madagascar. On ignore encore s’il ira à Mayotte ou à La Réunion, les deux départements français de l’océan indien. Le déploiement du Mistral a été annoncé mercredi 25 mars par le chef de l’Etat.
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Le dossier de presse du ministère des Armées précise que le ​PHA ​Mistral a  «  immédiatement réorienté sa mission vers Mayotte et La Réunion qu’il doit atteindre début avril  ». Le PHA était en mission « Jeanne d’Arc » pour la formation des jeunes officiers.

Il pourra «  participer à du transport de fret humanitaire, fournir un élément de sécurité civile rapide d’intervention médicale (ESCRIM) ou de secours, projeter de forces de sécurité ou encore être utilisé comme hôpital de délestage, à la condition de bénéficier d’un renfort sanitaire pour armer l’hôpital.  »

Pour l’heure, il ne dispose donc pas de ce «  renfort sanitaire  » et n’est donc pas configuré pour accueillir des patients atteints du Covid-19. Sauf décision contraire, cela devrait rester ainsi, comme l’a d’ailleurs confirmé la porte-parole du gouvernement. Le Mistral assurera donc essentiellement des missions logistiques.

Hier, mardi 31 mars, l’A330 présidentiel de l’escadron Estérel s’est rendu à Mayotte. Il y a convoyé une tonne de fret, dont la moitié en liquidités pour la Banque de France et l’autre en matériel sanitaire, une palette de masque semble-t-il. Sur place, on juge qu’il s’agit d’une quantité «  dérisoire  ». D’autant que l’avion est parti de métropole - pour une raison encore indéterminée - sans les sept respirateurs promis samedi par le Premier ministre. Cet appareil pourrait revenir rapidement sur l’île.

Les 16 lits de réanimation du centre hospitalier ont été portés à 25 . On est loin des 50 annoncés par le gouvernement, sauf si l’on tient compte de 25 autres bricolés avec les moyens du bord.

On nous précise également que les légionnaires du DLEM vont participer à la distribution de l’aide alimentaire dans les «  quartiers informels  » (bidonvilles). 40% de la population pourraient être concernés.

80 personnes rapatriées de Madagascar sont également confinées, depuis samedi dans un centre du Régiment du service militaire adapté (RSAM) de Combani «  dans des conditions sanitaires incompatibles avec les consignes de sécurité  », selon des témoins.

L’impact réel de l’épidémie à Mayotte reste inconnu. Les 3/4 des cas avérés (parce que testés) concerneraient les personnels de santé ou de la police. Lundi, on comptait 20 cas chez les policiers et 50 sont confinés. 82% des cas avérés à Mayotte sont des transmissions locales contrairement à La Réunion où 80% des cas sont importés de métropole.

Par ailleurs, cinquante ressortissants français sont toujours bloqués à Maroni, la capitale des Comores. La compagnie aérienne Ewa Air attend toujours le feu vert du préfet, qui tarde à venir, au grand dam de l’ambassadrice de France aux Comores, selon des sources locales.

lundi 30 mars 2020

COVID-19. À Mayotte, trois mois de prison pour non-respect du confinement et outrage à agents


Le tribunal de Mamoudzou, à Mayotte, a condamné un prévenu à trois mois de prison ferme pour ne pas avoir respecté le confinement lié au Covid-19. Et avoir commis des faits d’outrage à agents.

Il a été reconnu coupable de faits de non-respect du confinement lié au coronavirus, et d’outrage à agents. Un homme d’une vingtaine d’années a été condamné mercredi à Mayotte à trois mois d’emprisonnement ferme. Il a été placé sous mandat de dépôt.

Le jeune homme avait été verbalisé à trois reprises pour non-respect du confinement.

C’est la première fois que le tribunal de Mamoudzou se prononçait sur un tel délit. C’est aussi un des premiers cas de condamnation en Outre-mer.

101 cas de Covid-19 à Mayotte

Le préfet de Mayotte Jean-François Colombet avait prévenu que les forces de l’ordre allaient passer à un niveau supérieur de répression, en raison d’un confinement peu respecté.

Mayotte compte à ce jour 101 cas avérés de coronavirus, et un décès.

À Mayotte, où 84 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, le confinement est difficile à suivre pour une partie de la population, qui vit dans des bidonvilles (appelés bangas), souvent sans eau, et dans la promiscuité.

L’île est aussi le théâtre récurrent de violences commises par des bandes de jeunes individus.

dimanche 29 mars 2020

Mayotte11 nouveaux de COVID-19 confirmés , 74 au total

RA2S
Coronavirus Mayotte
11 nouveaux cas de coronavirus COVID-19 ont été identifiés à Mayotte, portant désormais à 74 le nombre total de cas.

Parmi ces patients, 8 sont hospitalisés dans le service de médecine - dont 4 pour une simple surveillance – et 2 en réanimation.
8 personnes sont considérées comme guéries.

L’augmentation des délais d’annonce des résultats est notamment liée à l’augmentation du nombre de tests réalisés, et aux délais d’acheminement de ceux-ci vers le laboratoire.
Ainsi, ce sont plus de 130 tests qui ont été réalisés au cours des dernières 48 h, dont 24 - soient 18 % - se sont avérés positifs.

Pour freiner la propagation du virus dans le département, l’ARS appelle chacun à respecter les consignes strictes de confinement et à appliquer les gestes barrières.

Coronavirus: les vols pour Mayotte suspendus


Une «  continuité minimale » des liaisons aériennes entre Mayotte et La Réunion sera mise en place pour ravitailler Mayotte en produits sanitaires et alimentaires, permettre les rapatriements et évacuations urgentes et les renforts de personnel soignant, ajoutent-ils.

Pour lutter contre la propagation du coronavirus dans ces territoires aux capacités de santé très contraintes, des restrictions sur les voyages avaient déjà été imposées depuis le 20 mars. Chaque passager devait en outre passer un entretien sanitaire à l’arrivée et respecter une quatorzaine dans un centre de suivi sanitaire collectif.

Pour autant, «  quoiqu’en très forte baisse depuis plusieurs jours, le volume de passagers arrivant par les vols à destination de La Réunion pourrait risquer d’excéder rapidement les capacités d’accueil des voyageurs en quatorzaine », a estimé le gouvernement pour expliquer ce renforcement, décidé après «  échange avec les élus et les compagnies aériennes ».

Plateforme téléphonique

Les passagers qui désiraient se rendre à Mayotte ou La Réunion et se trouvant en métropole sont donc invités à rester dans leurs lieux de résidence actuels ou, pour La Réunion, à se rapprocher de leur compagnie aérienne. En l’absence de solutions, ils peuvent se signaler sur la plateforme téléphonique du gouvernement au 0800 130 000, précise le communiqué.

Mayotte compte à ce jour 50 cas de contamination au Covid-19 et La Réunion 183 cas.

Globalement, les Outre-mer sont moins touchés pour l’instant que l’hexagone, avec au total près de 550 cas et quatre décès, mais ils disposent de systèmes de santé plus fragiles, qui font craindre une catastrophe sanitaire dans ces territoires en cas d’extension de l’épidémie.

À Mayotte par exemple, il n’y a pour l’instant que 16 lits de réanimation dans l’unique hôpital de l’île, pour une population officielle de plus de 256 000 habitants. Le Premier ministre Édouard Philippe a promis samedi soir une augmentation du nombre de lits de réanimation en Outre-mer.